[DIGITAL Business Africa] – Le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, a officiellement lancé, le 9 février 2026, le dispositif national de gouvernance des données, un projet stratégique destiné à révolutionner la modernisation de l’État et à accélérer la transformation numérique du pays. Présenté comme une infrastructure essentielle pour le développement numérique, ce dispositif marque un tournant pour l’Algérie, en plaçant les données publiques au cœur de sa stratégie de gouvernance.
Pour Sifi Ghrieb, cette initiative constitue un modèle souverain reposant sur le contrôle, l’organisation et la protection des données, désormais considérées comme des ressources stratégiques vitales pour l’État. Le projet vise ainsi à opérer un virage décisif, en remplaçant une gestion administrative traditionnelle par un système numérique performant, où l’exploitation de données fiables devient la clé de la prise de décision publique.
Conçu pour répondre aux défis de la gouvernance moderne, le dispositif prévoit l’instauration d’un cadre juridique, institutionnel et technique robuste destiné à organiser la collecte, le stockage, le partage et l’exploitation des données publiques.
Il met particulièrement l’accent sur le renforcement de la sécurité des systèmes d’information et l’interopérabilité entre les différentes administrations, tout en créant une base nationale unifiée des sources de données. Le but : permettre un échange sécurisé et standardisé des informations entre les institutions publiques, afin d’éviter les silos de données et d’assurer des statistiques fiables et actualisées.
Ce projet s’inscrit pleinement dans la stratégie « Algérie Numérique 2030 », dont l’objectif est de moderniser l’administration publique et de stimuler l’économie numérique du pays. Déjà plusieurs initiatives ont été lancées, telles que la mise en service de cinq centres de données régionaux destinés à l’hébergement et à la sécurisation des informations publiques.
Validé par le décret présidentiel n° 25-350 du 30 décembre 2025, le dispositif national de gouvernance des données est désormais un pilier pour une exploitation structurée des données publiques. Les autorités algériennes, de leur côté, espèrent que ce cadre favorisera une meilleure coordination entre les administrations, renforcera la fiabilité des décisions publiques et créera un environnement réglementaire plus clair pour les acteurs économiques.
Dans un contexte où les données sont devenues un levier incontournable de la transformation numérique, ce dispositif pourrait bien représenter un atout majeur pour l’attractivité économique du pays.
Par Loïc SOUOP









