[Digital Business Africa] – En dévoilant au Maroc son nouveau plan stratégique 2026-2030, baptisé “Trust the Future”, le groupe Orange opère un repositionnement clair : faire de la confiance le socle de sa croissance dans un environnement numérique de plus en plus complexe. Au cœur de cette ambition, la région pilotée par Orange Middle East and Africa s’impose comme un levier stratégique, notamment à travers le déploiement des Orange Digital Centers (ODC).
Pour l’opérateur, la confiance ne se limite plus à la qualité des réseaux ou à la cybersécurité. Elle englobe désormais l’innovation, la responsabilité sociétale et surtout la capacité à accompagner les transformations économiques locales. En Afrique, cette approche se matérialise par une proximité renforcée avec la jeunesse, les entrepreneurs et les écosystèmes d’innovation.
Loin d’une logique expérimentale, les Orange Digital Centers constituent aujourd’hui un dispositif structuré. Le réseau compte 53 centres répartis dans 17 pays africains ainsi qu’en Jordanie, en partenariat avec 167 universités. En 2025, plus de 1,4 million de bénéficiaires ont été accompagnés, dont 42 % de femmes, tandis que 450 startups ont été soutenues, avec 24 financements assurés par Orange Ventures.
Selon Alia Sahaly, directrice des ODC et de la RSE pour OMEA, la force du modèle repose sur son intégration. Les centres combinent plusieurs briques complémentaires : École du Code, FabLab, programme d’accélération Orange Fab et fonds d’investissement Orange Ventures. Cette chaîne de valeur, de la formation à l’investissement, traduit une stratégie cohérente : créer les conditions d’une économie numérique durable en dotant les jeunes de compétences concrètes et de débouchés.
L’un des piliers majeurs des ODC reste l’employabilité. Le programme a déjà permis la délivrance de plus de 42 000 certifications en partenariat avec des acteurs de référence comme Amazon Web Services, Coursera et Google. Plus de 277 000 heures de formation ont été dispensées, couvrant des domaines clés tels que la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la data, le cloud ou encore le design UX/UI.
Des initiatives comme le programme Master Repair illustrent également une volonté de répondre aux enjeux d’insertion professionnelle et de reconversion, en formant aux métiers techniques liés à la maintenance des équipements numériques et aux énergies.
Au-delà de la formation, Orange mise sur l’entrepreneuriat comme moteur de transformation. Depuis plus de seize ans, le groupe accompagne les innovateurs à travers des initiatives comme l’Orange Summer Challenge ou le Prix Orange de l’Entrepreneuriat social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM). Le fonds Orange Ventures, doté de 50 millions d’euros, vient renforcer cet écosystème en finançant les startups à fort potentiel.
Les résultats témoignent de l’impact du dispositif : 69 % des bénéficiaires estiment avoir significativement amélioré leurs compétences, 71 % soulignent un impact positif sur leur parcours professionnel, et près de trois quarts déclarent utiliser régulièrement les acquis. Dans certains pays, la demande de formation dépasse jusqu’à 40 fois les capacités d’accueil.
À travers les Orange Digital Centers, Orange donne une traduction concrète à sa stratégie “Trust the Future”. Plus qu’un opérateur télécoms, le groupe cherche à s’imposer comme un acteur structurant de l’économie numérique africaine.
Dans une région que l’entreprise considère comme un moteur de croissance, l’ODC apparaît ainsi comme un actif stratégique à double dimension : un outil d’impact social et un accélérateur de talents, de crédibilité et, à terme, de performance économique durable.
Par Loic SOUOP








