Afrique centrale : Les régulateurs télécoms de l’ARTAC planchent sur le roaming et sur la coordination des fréquences

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Afrique centrale : Les régulateurs télécoms de l’ARTAC planchent sur le roaming et sur la coordination des fréquences
La ministre des Postes et des Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, à l'ouverture des travaux de l'ARTAC à Douala. 04 avril 2019.

[Digital Business Africa] – Après le 16ème Séminaire du Réseau francophone de la régulation des télécommunications (Fratel), la 4ème session ordinaire de la Conférence de l’Assemblée des Régulateurs de Télécommunications de l’Afrique Centrale (ARTAC) s’est ouvert à Douala le 04 avril 2019.

Selon Minette Libom Li Likeng, la ministre des Postes et Télécommunications du Cameroun, qui a ouvert les travaux, les communications électroniques jouent un rôle de premier plan dans la réalisation des objectifs d’intégration que se sont fixés les Chefs d’Etats de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale. Pour elle, l’harmonisation des politiques de régulation est à même d’accélérer l’intégration économique et sociale des Etats de la CEEAC, et même de réduire la fracture numérique.

« L’Association des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique Centrale se révèle de ce fait, un acteur clé de cette harmonisation, grâce à la poursuite des  objectifs ci-après: l’élaboration et l’harmonisation des réglementations en matière de fourniture des services de communications électroniques ; la collaboration et la coopération avec les organisations régionales et internationales ; la mise en place des stratégies de modernisations des infrastructures de télécommunications et des services de distribution dans la sous-région », énumère Libom Li Likeng.

La ministre relève toutefois que si les actions engagées à ce jour par l’ARTAC en vue de l’intégration sous régionale sont à appréciables, de nombreux chantiers sur le chemin d’une véritable inclusion numérique sont encore à mener. Parmi ces chantiers, elle cite la régulation des services financiers mobiles ; le développement d’une stratégie collaborative dans le domaine de la cyber sécurité et de la cybercriminalité ; la mise en place de l’itinérance (roaming) à moindre coût ou encore L’harmonisation des procédures et outils de contrôle de la qualité de service et de la qualité d’expérience.

« Cette rencontre doit servir de véritable plateforme d’échanges, en vue de la formulation des stratégies, qui permettront d’engager nos gouvernements dans la réalisation de ces différents chantiers, afin que chaque Etat bénéficie pleinement des dividendes numériques et que, l’intégration économique de l’Afrique Centrale puisse se réaliser à travers les TIC », propose Minette Libom Li Likeng.

Présent à la rencontre de Douala, Bertrand Debossal, le DG de l’Autorité de régulation des télécommunications et de la Poste de la RCA, indique que l’ARTAC est née de la volonté des régulateurs d’Afrique centrale. « Parce qu’à la base il y a certains problèmes qui nécessitent d’être réglés de manière sous-régionale, car au niveau de chaque pays, nous avons des difficultés à régler ces problèmes-là. Au départ, l’ARTAC fonctionnait bien, mais il y eu une période de difficultés. Les causes sont diversifiées. Ensemble, depuis l’an dernier, nous avons décidé de relancer les activités de l’ARTAC », indique le régulateur centrafricain.

Aujourd’hui, l’ARTAC fait face à de nombreux défis à relever. Parmi ces défis la coordination des fréquences au niveau des frontières de chaque pays et la mise en place du free roaming dans chaque pays de la Cémac. Des dispositions doivent être prises dans chaque pays de la Cémac pour y arriver. Ce sont des problèmes majeurs qui nécessitent d’être résolus au niveau de la sous-région. Bertrand Debossal

« Aujourd’hui, l’ARTAC fait face à de nombreux défis à relever. Parmi ces défis la coordination des fréquences au niveau des frontières de chaque pays et la mise en place du free roaming dans chaque pays de la Cémac. Des dispositions doivent être prises dans chaque pays de la Cémac pour y arriver. Ce sont des problèmes majeurs qui nécessitent d’être résolus au niveau de la sous-région. Seul dans son pays, il serait difficile de régler ces défis. Il faut donc se réunir pour adresser toutes ces problématiques et c’est l’intérêt de l’ARTAC. Et c’est la raison pour laquelle nous sommes à Douala », explique Bertrand Debossal à Digital Business Africa.

Par Digital Business Africa

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